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    <title>je raconte ma vie et celle des autres</title>
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    <description>Fashion week. Hi Hi Hi...</description>
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      <title>Non, vraiment pas</title>
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      <pubDate>Thu, 4 Mar 2010 22:42:06 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/3/4_Non_pas_du_tout_files/IMG_5980.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object001_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:606px; height:455px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La brûlante question de l’exhibitionnisme m’est tombée dessus.</description>
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      <title>La culture populaire</title>
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      <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 16:20:19 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/2/13_La_culture_populaire_files/IMG_0384.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object002_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:606px; height:454px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Au théâtre de la Ville, place N37, je suis assise. Je regarde le spectacle d’Alain Platel avec avidité. Les danseurs arrivent un à un de la salle, vont jusqu’au fond de la scène, s’y déshabillent et plient soigneusement leurs vêtements et les empilent en petit tas. Des bruits d’animaux, des râles dans des micros. Des corps enveloppés dans des couvertures rouge corail. Un hommes grand et maigre prêt à se casser. Des mouvements lents et déguingandés. Une communication difficile, brutale entre les corps. Et puis de la musique facile, celle des fêtes, celle qui fait danser tout le monde ou presque. De la joie, du plaisir, de l’amusement. Je suis surprise par les rires du public. Ca fait rire ces gens d’entendre un morceau de Madonna, de Kylie Minogue, ou de James Brown. Ca les fait rire que les danseurs bougent les hanches d’avant en arrière. Ca les gène ? Je ne trouve pas ça drôle, ça me plaît. «Ah, c’est de la culture populaire, et la culture populaire au théâtre de la Ville ça fait rire les gens. Hum... Ils sont un peu con.» Je m’avance sur mon fauteuil et prends mon visage dans mes mains, fascinée par ce mélange entre animalité et culture populaire si sensible. Les danseurs se rhabillent et partent un à un en tenue de ville, lorsque le dernier disparaît je ne retiens pas l’émotion qui me submerge.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Ce qui nous lie</title>
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      <pubDate>Fri, 12 Feb 2010 17:51:25 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/2/12_Ce_qui_nous_lie_files/IMG_5670.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object003_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:607px; height:455px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Nous arrivons tous les deux devant la clinique Remusat dans le 16ème arrondissement. Nous poussons la porte. Le hall d’accueil est petit. Emmanuel se présente, et nous nous asseyons sur les fauteuils de cuir noir. Emmanuel est appelé. Je reste assise et le regarde partir. Je tends la main vers la table basse couverte de magazines et j’y attrape le Paris Match dont Kristina Rady, la femme suicidée de Bertrand Cantat, fait la couverture. Je lis toutes les pages la concernant. Mon téléphone sonne. C’est Emmanuel, je peux le rejoindre dans la chambre 216. Je monte les escaliers. Je frappe à la porte et l’ouvre. C’est une petite chambre rose chaire, dont de lourds rideaux verts, (d’un vert plus soutenu que celui de l’hôpital Saint Antoine), maintenus par une tringle et des anneaux dorés entourent les deux fenêtres. Emmanuel est allongé sur le lit blanc, vêtu d’une petite robe bleue marine. «Elle te va bien cette petite robe». Nous restons quelques instants là, moi assise sur le fauteuil à côté du lit. Un jeune brancardier vient chercher Emmanuel pour le descendre au bloc opératoire. Je l’embrasse, ramasse mes affaires et pars. Je marche dans les rues d’Auteuil. Il y peu de monde et il fait froid. Je regarde les immeubles. Je rentre dans le Monoprix. Je fais le tour des rayons de nourriture. J’en ressors. Je marche encore un peu. Je passe la porte d’entrée de chez Lenôtre, je regarde les vitrines de pâtisseries, je choisis un croque-Monsieur, un éclair au café et une crêpe à la fleur d’oranger. La dame me parle d’une drôle de façon, d’une façon qui nie le rapport humain en ne laissant place qu’à une relation de domestique à maître. Je mange mon croque monsieur en marchant dans les rues. Je prends quelques photos. Je m’arrête devant le lycée Jean-Batiste Say, en quelques instants une foule de lycéens entre dans l’établissement. Je pousse la porte d’un bistrot, m’assois et commande un décaféiné. Au bar trois hommes boivent des calvas, plus loin une femme se met du rouge à lèvres. Je prends quelques notes sur mon carnet. Je m’apprête à sortir lorsque la radio diffuse une chanson de Gérard Manset, c’est si rare que je me rassois et l’écoute jusqu’à la dernière note. Je retourne à la clinique, et je m’installe sur le même fauteuil en cuir noir. J’écoute la conversation des secrétaires. L’une d’elle me prévient que Monsieur T est retourné dans sa chambre. Je monte les escaliers deux à deux. J’ouvre la porte avec délicatesse, je croise instantanément son regard. Je prends sa main et embrasse son épaule. Ses yeux se referment. Je garde sa main dans la mienne et j’appuie ma tête sur son lit, ma bouche effleure la peau de son bras. Je ferme les yeux et je m’assoupis.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus tard, après que son père nous ait raccompagné chez nous en voiture, après que nous ayons mangé avec les enfants, après que nous les ayons envoyé se coucher. Nous n’avons pas attendu qu’ils dorment pour nous embrasser et faire l’amour.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>L’accident domestique</title>
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      <pubDate>Sun, 7 Feb 2010 23:32:25 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/2/7_Entr%C3%A9e_1_files/IMG_5660.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object003_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:607px; height:455px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Il est 19h20, je range les vêtements qui traînent ça et là. J’entends Emmanuel dire merde. Il est dans la cuisine. Je ne m'interromps pas. Il m’appelle. Je le rejoins dans la salle de bain. La main gauche au-dessus du lavabo, du sang coule de son index gauche. Il passe son doigt sous l’eau froide. Je cherche les pansements, ils sont trop petits. Il est livide. Il s’assoit sur le bord de la baignoire. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Emmanuel est parti aux urgences avec sa soeur. Je mange avec les enfants puis leur demande d’aller se coucher. Lorsque &lt;a href=&quot;http://vanillechoco-bonnie.blogspot.com/&quot;&gt;Caroline&lt;/a&gt; revient, je mets dans mon sac mon appareil photo, le chargeur d’iPhone, ainsi q’un livre japonais que j’ai commencé le 26 décembre. Après avoir embrassé les enfants je quitte l’appartement en direction de l’hôpital saint-Antoine. Je traverse ces couloirs immenses, sombres et déserts. J’arrive enfin aux urgences et aperçois Emmanuel. Je m’assois à ses côtés sur une chaise en métal gris. Une jeune femme vient le chercher et je le regarde disparaître derrière une porte qui ne s’ouvre qu’à l’aide d’un code. J’observe le haut plafond blanc et les murs couleur vert d’eau. Dans cette salle d’attente, entre le couloir et la salle, les gens attendent par deux, le plus souvent un homme et une femme. Je lis un peu, je lève régulièrement la tête, attirée par ce qui se passe autour de moi. Il y a cette jeune femme qui me regarde et cherche en moi un soutien, épuisée par les bavardages incessants de son voisin. Le type à ma gauche  tutoie les infirmiers, sort régulièrement fumer, et se gratte les avants-bras. Je reçois un sms d’Emmanuel, il attend dans un autre couloir, juste de l’autre côté de la porte. A l’accueil un homme se plaint. Un jeune homme sort de la porte à code en boitant, il est en tenue de camouflage et tient une canne dont le pommeau est une tête de mort. Un nouveau sms d’Emmanuel m’annonce qu’il va devoir se faire opérer du tendon de l’index gauche. Je jure tout haut. Le couple d’en face me regarde. Je mange une pomme et prends quelques notes sur mon carnet. La porte s’ouvre, Emmanuel avance vers moi, je prends mon sac et nous sortons de l’hôpital. Je tends la main, un taxi s’arrête. Il est conduit par un homme noir d’une trentaine d’années. La radio diffuse en continu des voix d’hommes et de femmes qui récitent le «Notre père» et «Je vous salue Marie». Nous nous regardons en souriant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est 1h47 lorsque nous nous couchons l’un contre l’autre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>La liste</title>
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      <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 22:09:01 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/1/30_La_liste_files/IMG_4817-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object004_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:607px; height:455px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Je suis à un dîner. Je me tiens droite, je mange mon potage de légumes sans faire de bruit, je remarque que tout le monde mange sa soupe discrètement, poliment. Nous sommes dix. Cinq couple entre 35 et 55 ans. Un garçon et deux filles, dont moi portent des baskets Spring Court. A ma gauche Emmanuel, mon compagnon, twitte régulièrement les phrases dites ça et là, représentatives selon lui d’un dîner de quadras. Notre hôte, écrivain, va chercher sur son bureau une feuille imprimée, c’est une liste. Une liste de noms, des gens plus ou moins connus. Ils ont selon notre ami un point commun. Il cite un premier nom, l’assemblée acquiesce. Au deuxième, il y a des désaccords. Il tente d’enchaîner, mais c’est impossible, chacun y va de sa justification, pourquoi tel ou untel doit ou ne doit pas être sur cette liste. La femme de l’écrivain lui demande d’apporter le plat de légumes, elle sert la viande. C’est un pot au feu avec des os à moëlle. Sur la liste figure Hélène Cixous, quelqu’un ajoute «Hélène Cixous and the Banshees». Je ris. On reprend tous du pot au feu. Nous parlons fort, nous nous coupons la parole les uns les autres, nous nous moquons, rions. Lorsque notre hôte apporte le plateau de fromages, nous sommes à la fin de la liste. Il tourne alors sa feuille, d’autres noms y sont inscrits, il appelle ça le purgatoire. Ce sont les personnes qu’il a choisit de sauver de la liste, pour des raisons liées à leurs oeuvres. Des fruits et des petits fours sont servis pour le dessert. L’énoncé de la liste est terminé. Un premier couple s’en va pour cause de baby sitter. Avec ceux qui restent nous parlons des activités extras scolaires de nos enfants. Il est une heure, nous nous levons tous et partons laissant à nos hôtes une table en désordre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans le lit, Emmanuel m’entoure de ses bras. Je prends sa main dans la mienne, nous restons un long moment immobiles. Je bouge tout doucement mon index et caresse l’ongle de ton pouce. Je sens son sexe se durcir contre mes fesses.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Voir plus clair</title>
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      <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 16:17:55 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/1/30_Voir_plus_clair_files/IMG_5640.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object002_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:606px; height:454px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Samedi dernier, nous avons fait les carreaux, mais déjà des gouttes de pluie y ont laissé leurs empreintes.</description>
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      <title>Impossible</title>
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      <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 12:15:49 +0100</pubDate>
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      <title>La fin de l’histoire</title>
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      <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 08:57:22 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Entr%C3%A9es/2010/1/27_La_fin_de_l%E2%80%99histoire_files/Voeux2010-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.celinesaby.com/blog_celine/mon_blog/Media/object004_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:607px; height:455px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Je les ai regardées pendant des mois, j’allais sur internet plusieurs fois par semaine. J’ai attendu patiemment que leur prix baisse jusqu’à devenir raisonnable. Un matin, je les ai commandées. Elles sont arrivées au bout de cinq jours. J’étais à l‘atelier. Le coursier a ouvert la porte et m’a tendu la boite. J’ai ouvert la boite, je les ai sorties, j’ai enlevé mes baskets et j’ai glissé mes pieds dedans. J’ai alors senti mes orteils complètement comprimés contre le velours mauve. Je me suis levée, j’ai fait quelques pas. Elles sont tellement belles. Si elles m’allaient je pourrais les mettre tous les jours, pour aller au cinéma, au théâtre, au cirque, au marché. Je les prends en photos. Je vis un moment avec elles. Puis je les ôte, et je les remets dans la boite. </description>
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